Une épopée délicieusement lugubre dans l'Atlantique Nord, avec le très spécial Noah Lane et Finisterre, qui la décrit ainsi :

Alors que le ciel devient lourd, la lumière décline. Les isobares se rapprochent et se déforment, comme un oignon en coupe dans la danse du bulletin météo. La côte s'éveille, mutant du marasme de l'été. La chaleur, souvenir vacillant, comme celui de ceux venus profiter des conditions favorables sur des spots à moitié vierges. L'océan rugit, reprend le cours de sa mission brutale et opiniâtre de consommation de la côte dans une barrière insatiable de fronts de tempête. Ainsi la chasse commence, en quête des recoins cachés du vent et du hurlement de l'océan. Le temps s'organise autour de brèves opportunités, faite d'intuitions optimistes et de coups de chance. Comme une carotte provocante suspendue au bout d'un mât, que l'on atteint que du bout de la langue.

En quête de formes parfaites, sur les bords de l'Atlantique Nord. Une collection d'instants, figés au long du voyage.