Qui a dit qu'à Surf Europe nous avions peur des stéréotypes! Pour te prouver le contraire, on a fait un article là-dessus il y a quelques temps. Comme visiblement ça a plus (comme quoi, les stéréotypes ont la vie dure), voici un autre angle et d'autres nations. Comme ça, on est sûr que tout le monde sera content!

Les Brésiliens

Les Brésiliens préféreraient sûrement surfer Teahupo'o à 4 m en bateau gonflable et en ramant en arrière que de voyager seuls. Quand on estime que la taille optimum d'un groupe est six, il n'hésite à jamais à doubler ce nombre. Et en plus ils se persuadent que se mettre tous à l'eau en même temps est cool. Ça se retrouve sur le World Tour désormais, et ils commencent même à le dominer sérieusement! Les Brésiliens ont une énergie et un enthousiasme naturel, qui malheureusement s'exprime par ce besoin de ramer et prendre toutes les vagues qui passent, toutes les séries, tout le temps, même s'il y a quelqu'un dessus. Et bizarrement quand on leur rappelle cette singularité carioca, ils se sentent insultés... Bref, ce sont les nouveaux australiens, en plus testostéroné(e)s.

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Les Kiwis

Jamais horrible, mais jamais vraiment beau non plus, les Kiwis ont tendance à chasser par paire. Bien qu'ultra fier de leur pays, ils ne semblent plus connaître qui que ce soit qui y vive. Ils possèdent un style dans le tube assez peu orthodoxe et ont la capacité de vivre pendant six mois en Indo avec seulement 100 euros. Pas vraiment agressifs, le Kiwi ne recourra à la violence qu'en dernier ressort si a) il a bu six bières b) il a bu trois bières et qu'on le confond avec un Australien.

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Les Sud Af'

Ce sont des surfeurs propres, polis et bien rasés, qui voyagent généralement avec leur copine. Son quiver et son équipement sont en parfait état et lui demander si on peut lui emprunter une planche reviendrai à lui demander si on peut baiser sa copine doggy style sur sa toute nouvelle 6’10". Un peu irritant quand il compare chaque vague qu'il surfe à Jeffrey's Bay, et quand il se plaint systématiquement de la faiblesse du Rand. Au bout d'une demi-heure de conversation, un peu comme avec les Canadiens pour les Français, on prend leur accent sans même faire exprès et cela les énerve aussi, car ils pensent soudain qu'on se fout de leur gueule...

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Les Japonais

Soit un solitaire avec les cheveux décolorées et en train de fumer du shit, soit plus généralement, un surfeur très moyen qui s'agite dans tous les sens sur sa planche et dont on ne comprend pas un traitre mot. Le surfeur japonais est une énigme et continue à bouffer de la baleine en dépit des condamnations de tous les autres surfeurs de la planète Terre. Jamais très bon en anglais mais toujours avec des planches dernier cri, c'est sans doute pour cela qu'il représente la nation la moins respectée et la moins connue du monde du surf, à part bien sûr les deux communautés maudites: les nanas bodyboardeuses célibataires en string, et les chargeurs casqués à Pipeline.

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Les Ricains

En un mot, bruyants... Les Américains adorent que chaque personne dans un rayon de deux kilomètres entendent ce qu'ils disent, ce qui est étrange quand la plupart du temps ce sont les plus grosses conneries imaginables. Connu aussi pour exagérer la vérité, diminuez de 20% tout ce qu'ils racontent et puis n'en croyez que la moitié. Un style rapide et flashy qui cache souvent une peur bleue du gros, que cela soit dans les vagues, au bar, ou au lit, d'ailleurs... Bien étrangement.

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Les Australiens

Facile à identifier grâce à leur fameux 'stubbie holder' (le truc en néoprène qui garde les canettes de bières au frais) qu'ils mettent dans leur valise bien avant la brosse à dents. Le surfeur australien sait pourquoi il voyage: parce qu'il cherche des tubes et parce qu'il veut faire la fête. Et Malheureusement, la deuxième raison entrave souvent la première. Leur niveau de surf supérieur semble les convaincre qu'ils ont droit d'osciller allègrement entre agressivité et sympathie à l'eau, et leur utilisation excessive du mot 'fuck' doit bien sûr être pris comme un signe amical. Même à Bali, leur second pays. Heureusement, peu d'Australiens dépassent l'âge de 50 ans, à cause des cancers de la peau, du foie ou de videurs asiatiques trop nerveux malgré des années de taekwando.

Le Français

Peu connu pour son amour du voyage, ils sont finalement peu à tenter l'aventure surf à l'étranger. Le surfeur français préfère arborer son air de supériorité déçu (tout droit hérité de Napoléon) sur son line-up préféré, et pester sans cesse à propos du monde à l'eau. Bien sûr, tout le monde fait la même chose, alors forcément, il fini par y avoir du monde... Et puis c'est vrai quoi, le pain, les femmes et leur langue sont bien supérieurs à tout ce qu'ils pourront rencontrer dans les pays visités. Le localisme a de belles heures devant lui.

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Le Canarien

...Est poilu, partout. Il se rase probablement le torse, les jambes et les bras, avant et après ses sessions de ju-jitsu, tous les jours. Il fait du bodyboard, roule en Seat Ibiza tuning ou en Golf (avec 2 portes et des pare chocs de couleurs, bodyboard dans le coffre). Il a probablement beaucoup de stickers, aux logos douteux et de marques que personne ne connait en dehors de l'île et des autres bodyboardeurs. Ils sont pire à l'eau que les surfeurs français pour l'ambiance, avec leur agressivité permanente dans le regard, sauf quand ils parlent à leurs potes de ju-jits-boogie. C'est l'antithèse du cool, ou aussi cool que leur île cramée et recouverte de lave que l'on se rappelle souvent comme d'un mauvais souvenir.

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Les Rosbifs

Les Anglais, pardon. Ils souffrent généralement d'un complexe de supériorité malgré une dentition souvent douteuse, et ont en surf le complexe inverse. Ils sont depuis la nuit des temps fiers de leur patrie, mais quand il s'agit des vagues, ils baissent d'abord la tête puis essayent de vous convaincre 'que parfois nous avons de très bonnes vagues'. J'attire votre attention sur le mot 'parfois'... C'est la seule nationalité de surfeurs pros qui commence toutes les phrases en disant 'de classe mondiale' dans tous les articles pour des magazines de surf après un trip en Irlande, Ecosse, partout en fait... Sauf en Cornouailles. Ils essayent tellement de vous convaincre, que plus ils insistent, moins vous les croyez... Et puis ces dents, mon Dieu, ces dents!

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Les Portugais et les Espagnols

Ce sont les mêmes, non? D'accord, parfois ils sont Basques, parfois ils sont Catalans ou même Celtes... On a du mal à suivre mais ce sont des différences minimes de toute façon. C'est vrai franchement, qui connaît vraiment la différence? Tout ce que l'on retient, c'est qu'ils parlent vite, droppent beaucoup à l'eau et qu'ils ont presque tous le même drapeau.