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Opinion

Les 10 Meilleures Chansons du Surf

Proposé par Outdoor Tech

Surf et musique ont toujours fait bon ménage, ce n’est pas une nouveauté. Depuis que le Duke a posé les doigts sur un ukulélé, rien n’a pu séparer ces deux arts de vivre si étroitement liés. Pourquoi? Comment? Ça, se sera l’objet d’un autre post, quand il y aura moins de vagues sympa à rider. Pour l’instant, on te propose un voyage, le nôtre, dans ce que l’on considère (à tort ou à raison, à toi de nous le dire) comme le Top 10 historique de la musique surf, au travers des vidéos qui ont jalonné son évolution.

Quand tu y penses, même ton pote Jürgen, tu sais, l’Allemand à pieds nus un peu chelou qui passe un max de temps à la beach en trimballant son accent à couper au couteau et sa guitare mal accordée, n’a pas réussi à te dégouter de ‘Redemption Song’… C’est dire la puissance de cette relation surf et musique, non?

Les goûts varient comme les époques bien sûr, mais au début de la surf culture, en Californie, il était difficile d’échapper aux Beach Boys. Dans les années 70, les boards se sont raccourcies, les cheveux et les tubes se sont rallongés, tout comme les solos de guitare d’ailleurs. Dans les années 80, le surf a emprunté pas mal de choses à la culture populaire, tout en rentrant dans les mœurs. Les années 90 et Taylor Steel en tête furent dominées par ce que l’on a appelé le (regrettable) SoCal punk-pop: si tu ne connais pas, tu en imagines au moins le contenu… Avec jeans baggy et pompes de skate surdimensionnées en prime!

Aujourd’hui, tout passe, tant que ce n’est pas trop avant-gardiste ou original surtout… Un peu comme une certaine partie de la jeunesse actuelle semble avoir du mal à produire du nouveau, inventer leur esthétique comme leur environnement musical, bien souvent très loin de leurs parents précurseurs qui regardaient les premiers films de surf en fumant des pétards. Oui je sais, ça fait vieux con, mais ça n’en est pas moins vrai.

Heureusement, les Dieux de la musique sont raiment balèze. Et toute mode ou époque mise à part, un bon morceau restera toujours un bon morceau. C’est même à ça qu’on les reconnait, comme dirait l’autre. Tout comme un bon clip de surf, ou une soirée mémorable. Et alors le must: une belle vidéo part avec un grand morceau pour l’accompagner. On touche alors à ce que l’on appelle des ‘classiques’, des ‘intemporels’.

Tu as du bol, on te donne du grain à moudre dans cette catégorie d’excellence! On ne vous a pas fait l’affront de faire un classement précis, tu n’as qu’à considérer qu’on est à l’École des Fans et que ces morceaux ont tous gagné!

‘Buenas Tardes Amigo’ – Ween

(Bruce Irons dans Magna Plasm)

S’il me venait un jour à l’idée de commettre un meurtre, et que j’ai le temps de m’y préparer, je choisirais sans doute de faire manger à ma victime un poulet empoisonné. ‘Buenas Tardes Amigo’, chanté dans un faux accent mexicain de toute beauté, raconte sans détour l’histoire d’un homme qui cherche à venger la mort criminelle de son frère. C’est le morceau qu’a choisi un jeune Bruce Irons dans la part de fin de ce classique de chez Volcom. “Ce morceau de Ween marche putain de bien avec du surf” analyse fort justement Kai Neville. C’est juste, ce lancinant riff de guitare, cette sourde menace dans les paroles… “Oui, je te vendrai un poulet empoisonné… Et tu n’y verras que du feu”.

Quand on sait la relation d’amour/haine que les frères Irons ont longtemps entretenu,  et ont même failli s’entretuer en plusieurs occasions: Mawashi à la tronche (Andy sur Bruce), feux d’artifices au cul (Bruce sur Andy), engueulades à l’eau… Et la liste pourrait s’étaler de manière à impressionner le Duc de Chalfont en personne (Alec Guiness dans Noblesse Oblige).

Et quand tout ce morceau se finit par “J’espère qu’on se retrouvera un jour”, c’est carrément la nostalgie qui s’empare de nous…

 


The Rolling Stones, Gimme Shelter
(Dustin Barca dans Separate Volume)

Impossible de ne pas penser à la part de Barca dans le non moins remarquable ‘Separate Volume’, le film Oakley, et de ne pas en même temps se rappeler que ce sont les Stones et leur intense ‘Gimme Shelter’ qui mettent tout cela en valeur.

Gimme Shelter c’est la meilleure intro Rock de tous les temps” lance avec enthousiasme le producteur légendaire Robin Millar de Desert Island. “Un riff de guitare inégalable, avec un vibrato qui te donne les frissons”. Jimmy Miller la joue champs de coton, Nicky Hopkins effleure le piano, Mick Jagger entre à l’harmonica, et ensuite Charlie Watts: blap, blap, boom! Le riff de Keith arrive à point nommé et réveille le cri puissant de Mick Jagger… La mayonnaise est prise, et toi dedans. C’était la fin des années 60, et ce son apocalyptique ne prendra jamais aucune ride. En plus, si tu ne t’ai jamais pris en train de faire de la air guitar à la Keith Richards, il n’y a plus d’espoir pour toi…

‘Wolf Like Me’ par TV on the Radio

(Andy, Joel, Taj dans Trilogy)

Andy Irons se réveille dans le sud ouest de la France, un jour sombre et pluvieux. Il passe prendre Parko, debout depuis 6h du mat’ et qui a déjà checké tous les spots. “C’est gargantuesque” lance-t-il. Ils partent au sud direction… Mundaka. Et la batterie démarre.

Les conditions sont parfaites. Parko ramasse toutes les bombes, même si Andy est aussi bien présent dans l’extrait, notamment une vague où il arrive à surfer les 2 sections de la célèbre embouchure. De toutes les images qu’il nous reste du grand AI, c’est encore peut-être celle de sa silhouette longiligne, en forme de C italique glissant à l’intérieur de la vague, le côté gauche et le genou tout près de la surface, le bras droit mort le long du corps, et slide sur son rail. Dans la chapelle de Mundaka, cette chorégraphie prend tout son sens et rappelle que le plus de vagues, ce n’est pas forcément le mieux.  Une chorégraphie sur la musique de TV on the Radio – pardon, de son meilleur morceau sans doute.

 

 

Pablo Cruise – Zero to Sixty in Five

(Shaun, MR, Rabbit, PT, dans Free Ride)

Si un morceau résume à lui seul l’esprit du “surf de l’époque”, à la fois moderne, performant et progressif, prêt à abattre toutes les barrières de son temps, c’est bien ce track de Pablo Cruise Zero to Sixty in Five. Même ce titre est comme un slogan pour devenir radical, non?

Son intro interminable, ce mouvement qui se crée brique par brique, l’arrivée instrumentale suivie par un gallop mélodique, comme un soulagement. Difficile de faire plus années 70. Et impossible aussi de faire plus mignon qu’un Shaun en short.

Après ça, le surf ne sera plus jamais le même, ni même les moments de rage et les bastons qui vont avec…

 

Pink Floyd, The Narrow Way.
Bruce Movie, Superbank Part

Pink Floyd. Comme une évidence. Comme quand Bruce était au top de son surf. ALors bien sûr les puristes du groupe parleront du scandale post-Gilmour et l’arrivée de Syd Barret, mais là n’est pas le sujet: le son demeure. Celui du groupe de Rock Alternatif le plus créatif de tous les temps.

Musicalement, ce morceau sonne comme un pointbreak, on se voit déjà le surfer. Sur l’écran, le flow de Bruce colle parfaitement au son. Fluide visuellement et acoustiquement. À la manière du son Floydien, il y a des périodes de calme, de la rame, puis ça s’emballe, ça va crescendo et ça finit comme à Teahupoo ou aux Mentawais. Le plaisir musical à l’état pur, marié au surf à l’état pur…

 

Slap Ya Mammy – Devo

(Chris Ward, Separate Volume)

Le cliché journalistique voudrait que l’on parle ici de la beauté des événements quand la vie imite l’art, ou un truc du genre… Avec un fait divers des plus glauques autour de Chris Ward, emprisonné sur le champ après avoir été accusé par sa femme Michele de violences physiques. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que le grand film Oakley Separate Volume, renferme une autre bombe de track!

“There’s a madness to your movements, it really gets my goat” hurle Mark Mothersbaugh, la (grande) gueule de Devo. Il y a aussi de la folie dans la façon de se mouvoir de Ward. Il y a d’ailleurs de la folie dans tout ce qu’il fait – on dit ça sans vouloir l’accabler ou témoigner à charge. Une curiosité à lui tout seul dans le monde du surf. Et quand comme ici il est au top de son surf, on pourrait faire Replay pendant des heures, et juste mater ça, comme quand la vie imite l’art. Oups!

 

The Sandals – Thème dans Endless Summer

LE film de surf par excellence recèle lui aussi ses perles bien évidemment, à commencer tout simplement par le thème du film, et nous ne pouvions certainement pas passer à côté de ça dans notre top 10. Perso, je voterais pour la part de Phil Edwards à Hawaii: le climax du cool en surf? C’est fort possible. Au fait, on a croisé Bruce Brown il n’y a pas très longtemps, il nous a rappelé cet épisode et le plus beau dans tout ça, c’est que lui-même aurait pu en être le héros, tant il est cool. On lui a dit, il a répondu: “je suis tellement vieux que je me pisse au froc, mec”. Bon, ok.

David Bowie – Life on Mars

(Creed McTaggart, Cluster)

On n’a malheureusement pas retrouvé la part en question sur la toile, mais on va quand même en parler. Donc met le son de Bowie sur ta chaîne ou ton ordi, ferme les yeux, et écoute… Avec un peu de bol, tu vas voir apparaître des mecs un peu bad ass en train de fumer des clopes sur une plage, le tout dans un haut degré d’autosatisfaction, et qui partent à l’eau pour nous expliquer pourquoi autant d’autosatisfaction: ouais, ils déchirent en surf. Tu m’étonnes, John!

Cluster est d’ailleurs un monument de la filmographie surf, et notamment en raison de sa bande son incroyablement riche. Tout est cool, du début à la fin, tout sent le surf. Vois un peu, à part Dave, on pourrait ajouter Sonic Youth, NWA, Devo, New order, et même The Birthday Party (le premier groupe de Nick Cave).

 

 

 

Born To Be Wild – Steppenwolf.

(Rabbit Bartholomew (feat Pagey & Lisa) dans Pump)

Après tous ces morceaux aussi légitimes que rassembleurs, tant on ne peut critiquer leur valeur musicale, permettez-nous de nous complaire pour finir dans un bon vieux Rabbit Bartholomew, en l’occurence tirée du film de Billabong ‘Pump’, un grand classique là encore. Jagger, Blondie, Adam Ant, jeans délavés, lunettes sombres, chaînes en or et cheveux gominés: tu vois le topo? Voilà la vibe, en gros.
Pagey est bien là avec son gros riff, et il y a même un cameo d’une très jeune Lisa (qui se prend un coup de boule de Pagey). De l’or en barre, on te dit… au risque d’affoler les Chiennes de Garde. Il n’ aurait presque que le karaoke de Taylor Knox pour nous sortir de cette ambiance surréaliste. On y voit La Piste, ce qui nous parle particulièrement, forcément.

Avance à 32 minutes 50, si tu n’as pas le temps de tout regarder, même si l’ensemble du film est précieux…

 

Proposé par outdoor tech

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