Le 105 est en kiosque et c'est un spécial interviews qui a du mordant...Kepa Acero, Shane Dorian, Fergal Smith, Ramzi et bien sûr Jérémy Flores qui se livre, sans langue de bois et qui malgré cette couv', garde la tête haute!

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Edito

Nous avons vu toute une série de photos de Jérémy, que des portraits. Souriant, hilare puis sérieux et la seconde d’après malicieux, joueur…les expressions et impressions se succédaient sans pour autant fournir la photo qui pourrait convenir au ton de son interview. Puis cette photo un peu choc, est apparue comme une évidence. Regard tourné vers le bas et bras croisés dans le dos. Personne n’est vraiment habitué à voir un surfeur pro dans cet état, surtout quand il ne le cache pas. Jérémy a toujours été quelqu’un d’entier, jamais de faux semblants et donc cela se voit quand cela ne va pas! On devine qu’il est (presque) à bout. Et étonnamment, au cours de cette interview, au lieu d’y lire de la résignation, de l’abattement, on sent que Jérémy passe par l’une des étapes formatrices dans la carrière de tout champion. Il y a des similitudes avec un certain Andy Irons, ou même avec Kelly, tous les deux ayant pris du recul par rapport aux compétitions…à la différence qu’ils avaient déjà été couronné champion du Monde, avec donc un passe droit retour vers l’élite quand bon leur semblerait. Ce n’est pas le cas de Jérémy aujourd’hui, qui devra peser le pour et le contre d’une retraite anticipée. Et à 25 ans avec tout le talent qu’on lui connait, cela serait une perte énorme pour le surf français. Mais au-delà de son rôle de porte-drapeau, dans cette interview, le personnage, qui a longtemps été malmené sur la place publique, devient d’un coup beaucoup plus humain et sympathique et deviendra ce que Jérémy souhaite peut-être au fond de lui, un anti héros du World Tour.

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