Après la tenue des Mondiaux de Surf à Biarritz et à quelques jours de l'attribution officielle des JO de 2024 à Paris, c'est l'heure du bilan... Et des questions.

L'heure de la décision approche quant à l'attribution de l'organisation des Jeux Olympiques de 2024. Le surf y sera discipline olympique, on le sait, tout comme il a été dévoilé en mai dernier que Biarritz et quelques autres communes dans les Landes seraient candidates pour accueillir les épreuves de surf en milieu naturel.

En mai dernier se tenaient aussi les World Surfing Games 2017 à Biarritz, sorte de répétition générale de ce que serait l'épreuve olympique de surf. Un beau succès local pour cette événement, qui a attiré énormément de monde sur le spot de la Grande Plage, et qui a vu plus de 50 nations représentées. Sauf que malgré ce beau succès, la facture fut élevée et la fédé de surf peine à boucler son budget annuel.

Le président de la Fédération Française de Surf Jean-Luc Arassus est en ce moment au Ministère des Sports pour tenter de trouver une solution à un déficit annoncé de 200.000€, espérant que l'Etat pourra combler la dette. Dans ce cadre, il plaide aussi pour la tenue des épreuve en milieu naturel, c'est-à-dire sur l'océan, et non en vague artificielle comme ce fut un temps évoqué.

C'est d'ailleurs l'enjeu d'un autre bras de fer, non financier cette fois (quoi que), entre la fédé et le ministère: pour ce dernier, la construction d'une vague artificielle à Paris pour les athlètes est indispensable. Pas pour la fédé, qui considère que si construction d'un vague artificielle il y a, elle devra avoir lieu près du spot choisi pour les épreuves olympiques, que ce soit Biarritz, Hossegor/Capbreton ou Lacanau.

Mais là encore, M. Arassus sera confronté à l'avis des municipalités concernées, Biarritz ayant d'ores et déjà annoncé par l'intermédiaire de son responsable surf, que la commune souhaitait mettre en avant ses atouts naturels, et qu'il n'y aura pas de vague artificielle à Biarritz.

Bref, comme toujours avec les JO, c'est compliqué, et nous ne sommes sans doute pas au bout des rebondissements...

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