Ça n'aura pas traîné cette histoire! La World Surf League, organe dirigeant du surf professionnel de compétition, vient d'annoncer sa volonté prochaine d'acheter une majorité de parts dans la toute fraîche et déjà très médiatisée Kelly Slater Wave Company, pour un montant pas encore communiqué. Depuis l'annonce de Kelly en décembre dernier, le World Tour était en ébullition sur ce sujet, et on ne pensait pas si bien dire la semaine dernière encore, quand au sortir de la très moyenne épreuve de rio, on se disait que certains auraient sans doute préféré surfer la vague de Kelly à la place.

Mais imagine le truc: les meilleurs surfeurs jugés sur un même vague, exactement la même... Souhaitable ou pas, cela paraît dans tous les cas de la science-fiction, mais qui désormais pourrait devenir bien réelle, à terme. Comme nous le rappelle Pottz  "le truc qu'on aime dans le surf, c'est que ce n'est jamais la même chose, et que 2 vagues ne peuvent jamais se ressembler totalement"... Ok, on signe ou, mon pote?

Ci-dessus, l'extrait tragicomique du show NBC Today, filmé à Lemoore... Et au rythme 'débutant'.

On t'épargne le long communiqué de presse de cette annonce, mais voici quelques morceaux choisis:

La Holding WSL, qui détient la World Surf League (WSL), annonce ce jour un accord de principe pour l'acquisition d'une majorité des parts dans la Kelly Slater Wave Company (KSWC). Le partenariat entre la WSL et la KSWC sera dédié à la promotion et à la croissance du surf de haut niveau dans le monde. Cette nouvelle technologie crée en effet de nouvelles opportunités pour le futur de notre sport.

"Pour moi le surf, c'est d'abord l'aventure" déclare kelly Slater. "Mais cette vague amène de nouvelles opportunités sans que cela n'affecte les raisons pour lesquelles nous surfons tous. Surfer de belles vagues dans un environnement contrôlé amène une nouvelle dimension. Plus de stress à savoir qui prend la meilleure vague!On pourra enfin s'entraîner en se concentrant à 100% sur son surf."

La WSL et la KSWC continuerons bien évidemment à fonctionner indépendamment et comme 2 entités distinctes. Les détails financiers de l'opération ne sont pour l'instant pas communiqués.

Ce qui est sûr, c'est que le débat surf naturel / surf artificiel n'a jamais été aussi brûlant...