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Florès vs Watson: Sea Shepherd gagne la Première Manche

Cette année 2017 ne verra pas la fin de la “crise du requin” à la Réunion, et ne verra sans doute pas non plus la fin du litige qui en découle, entre Jérémy Florès d’une part, et l’association Sea Shepherd d’autre part, en la personne de son dirigeant le Capitaine Paul Watson. Explications…

Les esprits n’ont cessé de s’échauffer d’année en année autour de ce que l’on appelle désormais “la crise du requin à la Réunion”, pour atteindre un certain paroxysme en février dernier lorsqu’un bodyboarder local était mortellement attaqué, portant à 20 le nombre d’attaques sur l’île depuis 2011. Un terme bien maladroit pour désigner une cruelle réalité: les attaques de squales s’enchaînent sur ce bout de France de l’océan Indien, et la population locale est de plus en plus exaspérée par cette situation.

En l’espèce, le motif du grief qui a poussé le surfeur réunionnais à déposer un record devant le tribunal de Dax, est une lettre publiée par Paul Watson sur le site Sea Shepherd. Le monde du surf s’est en effet embrasé à cette époque, suite à la sortie hasardeuse de Kelly Slater sur ladite crise, rapidement rattrapée par le multiple champion du monde dans une seconde lettre ouverte.

Sauf que Paul Watson ne s’en est pas tenu là, et dans un long éditorial intitulé “Kelly Slater n’est pas un ennemi des requins”, il n’avait pas hésité à déclarer que “la cause de ces attaques fréquentes est la pêche elle-même, donc Florès et le gouvernement français sont complices des circonstances qui ont vu 20 attaques depuis 2011 dont 8 mortelles”. Cette phrase, parmi d’autres, a provoqué la procédure en diffamation examinée par le tribunal de Dax.

Et c’est un revers assez spectaculaire que doit essuyer Florès à l’issue du jugement de première instance, puisqu’il se voit non seulement débouté de sa demande, mais se voit également condamné à verser à l’association Sea Shepherd France la somme de 1000€ en guise de dommages et intérêts. Un verdict inacceptable pour l’intéressé, dont l’avocat à indiqué “son vœux de certainement faire appel du jugement”.

De son côté, l’avocat de Sea Shepherd, a déclaré à l’AFP qu’il jugeait cette décision ” très bonne, sage et équilibrée, et qui correspond à l’application pure du droit et marque le fait que la justice semble soutenir les avis scientifiques plus que les avis polémiques”. Affaire à suivre…

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