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Opinion

Sauvons la planète, 2ème partie

4. PARTIR SURFER À PIED

Partir la planche sous le bras et marcher n’est pas seulement bon pour la planète, c’est aussi bon pour vous. Au lieu d’aller voir dix milles spots en voiture, de se garer, de repartir, de ne pas arriver à se décider pour enfin revenir à votre point de départ… mieux vaut parfois se mettre directement à l’eau devant chez soi. Miky Picon qui vit derrière la dune de la Gravière ne nous contredira pas bien évidemment. “Je préfère surfer des vagues médiocres devant chez moi, plutôt que de prendre ma voiture. Aller surfer en marchant c’est le mieux, on s’échauffe en y allant et sur le retour cela te permet de réfléchir un peu à la session que tu viens de faire… surtout quand tu as réussi à prendre une bombe haha.”

Facile pour Miky, la Gravière pète devant chez lui…Photo: Pujol

5. BOYCOTTER LA PÊCHE INDUSTRIELLE
Le journal Science a publié une étude en 2006 qui met en garde les Hommes : il n’y aura plus de poissons sauvages à l’horizon 2050 si l’on continue à ce rythme. Aujourd’hui, il ne reste que 10% des stocks de poissons relevés en 1950. Que peut-on faire? Vous pouvez manger uniquement le poisson que vous attrapez ou que l’un de vos potes a pêché. Mais c’est évidemment compliqué surtout si l’on habite loin de la côte, que l’on n’est pas un champion en apnée comme Mark Healey ou que le temps de tenir une canne pendant des heures vous manque ! Vous pouvez par contre consommer du fameux Loup Bio de Marseille, c’est déjà bien mieux et l’aquaculture c’est le futur…ou vous assurer que le poisson a été attrapé à la ligne, plutôt que dans des nasses ou des filets dérivants. Fuyez comme la peste toutes les techniques de pêche industrielle, et rappelez-vous: cette industrie qui génère des milliards d’euros de chiffre d’affaire n’existe que parce qu’il y a une demande. Supprimer la demande et les poissons petits et grands pourront nager plus librement et la faune et la flore de nos océans se régénerer en paix!

Quels poissons peut-on bouffer?

6. DEVENEZ VÉGÉTARIEN
Ahh le débat végétarien, végétalien…le végétarien est traditionnellement dépeint comme quelqu’un de maigre, au teint transparent, faible avec des petites lunettes rondes à la John Lennon : il vote à gauche et il n’est pas bon en sport. Ajoutez à cela la suspicion des autres, la moquerie ou le dédain typiquement français et le tableau n’est pas très flatteur…Mais il y a de plus en plus d’études qui prouvent que les végétariens contribuent bien moins à la mise à mort de la planète que leurs congénères amateurs de boeuf, de porcs, de poulets, de moutons, de canards et bien sûr de cheval. Les végétariens produisent en moyenne une tonne de moins par an! Et les végétariens sans chien encore moins!

Le surf peut être fier d’avoir été à l’avant-garde du mouvement végétarien avec des surfeurs comme Jim Banks, Nat Young, Rasta, etc … qui, je vous l’accorde, ont su bien vendre cette image et les végétariens ne s’en cachent pas d’ailleurs. Comment savoir si quelqu’un est végétarien? Ne vous inquiétez pas, il vous le dira!
Les végétariens ne mangent pas de poisson car le poisson est un animal. Il est classifié comme tel. Un animal que l’on mange, c’est de la viande. Les végétariens ne mangent pas non plus de poulets. Si quelqu’un vous prétend le contraire, donnez lui un coup de poing en pleine figure, si quelqu’un vous dit qu’il est végétarien depuis 7 ans et qu’il commande du sashimi… tapez encore plus fort, car ceux-là ne comprennent que la violence !

Peut-être que vous ne deviendrez jamais végétarien, cela ne convient pas à tout le monde. Certains perdent beaucoup de poids, perdent tous leurs muscles. Alors pourquoi ne pas essayer de manger moins de viande, de devenir moins carnivore et de déguster votre plat de lasagnes au cheval exclusivement le week-end, par exemple?

Dimitri Ouvré va chercher son diner mais il ne bouffe pas que des algues le bougre…Photo: Laurel

7. SE REPRODUIRE…MOINS
La foule. Aucun surfeur ne l’apprécie, elle diminue forcément le nombre de vagues surfées par session. Mais globalement, en considérant l’état de santé de la planète, il y a bien plus grave que le nombre de vagues surfées ou que l’on vous a piquées…nous sommes déjà plus de 7 milliards et c’est déjà trop pour que la planète respire normalement : non seulement on vous pique vos vagues mais on vous pompe votre air, on vous bouffe votre pain, on pisse dans vos nappes phréatiques, etc…
Mais que faire? Moins se reproduire?
Ce n’est peut-être pas une mauvaise idée.
La politique de l’enfant unique en Chine n’est sans doute pas la solution comme toutes les autres techniques d’eugénisme, car pour l’instant il n’y a que le préservatif, la sodomie et l’abstinence qui apportent une vraie réponse au problème. A part la condamnation du Pape et ses 1,2 milliards de fidèles (qui pensent que le préservatif est pire que le Sida), seule la prise de conscience individuelle du problème apportera des solutions. ‘Vous’ êtes ‘La’ foule. Pour un surfeur, le monde à l’eau implique toujours les autres et… jamais lui. Considérez-vous comme un fardeau de notre planète et de ses ressources limitées en termes de vagues, d’oxygène, de liberté et de tranquillité! Vous n’êtes qu’un pot d’échappement supplémentaire pour une atmosphère déjà suffocante. Alors la prochaine fois, ramez vers un autre pic, un pic désert, cela ne sauvera certainement pas la planète mais cela la rendra un peu plus vivable…

N’oublions jamais d’ajouter notre pot d’échappement individuel dans l’équation…La pollution, la foule et la saturation à Bali, c’est bien sûr la faute des autres…Photo: ASP

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