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Opinion

Où vous devriez être: Shipsterns Tasmanie

Toute la côte européenne semble être rentrée dans une sorte de léthargie de fin d’hiver. Il n’y a pas une vague à l’horizon, pas une ondulation à se mettre sous la planche et en plus cela semble vouloir durer…Alors quelle est l’antidote à des vagues de 30cm? Des slabs mutants de 4m bien sûr! Voici une petite présentation du fameux Shipstern de Tasmanie…si vous avez les couilles, vous devriez y aller! 

C’est à la fin des années 90 que la rumeur s’est répandue: il y avait apparemment un slab de gros dans le sud profond de la Tasmanie. Et surtout un homme pour le surfer:  le local Andy Campbell qui aimait y aller à pied et le surfer tout seul. Un personnage emblématique du surf de gros qui n’est pas sans rappeler un certain Jeff Clarke et le spot de Mavericks. La seule différence est que Clark n’avait pas à marcher pendant trois heures à travers le bush australien et que Mavericks n’a pas plusieurs marches à franchir avant d’atteindre le bas de la vague.
Un trip de Campbell et ses potes Dave “Rasta” Rastovich et Brendan “Margo’ Margieson a donné un premier aperçu de la vague, mais les deux surfeurs pro ont déclaré que ce n’était pas vraiment une vague et qu’ils avaient failli se tuer sur les rochers de l’inside.
Shipsterns a vraiment crevé l’écran en 2001, quand le magazine australien Tracks a envoyé trois surfeurs sur place: Kieren Perrow, Mark Mathews et Drew Courtney, plus le photographe Sean Davey et qu’ils ont scoré des vagues de 4m. Cela a été l’un des plus gros scoops de la décennie avec ce tube tellement énorme, tellement sauvage, méchant et mutant!
Pour Mathews, qui était quasiment inconnu à l’époque, cela a été le début de sa carrière de surfeur de grosses vagues et une expérience qu’il n’oubliera jamais. “Je ne me souviens que d’une chose, une vague! A cette époque, le jeu vidéo Kelly Slater venait de sortir sur Playstation et quand j’ai réussi à sortir du tube, je me suis dit que cela ressemblait exactement au jeu.”
Aujourd’hui des surfeurs comme Mathews, Koby Atherton, Richie Vaculic ou encore comme Martin Paradisis et les frères Holmes-Cross repoussent les limites de ce qui est possible de faire ou pas, dans ce type de vagues…

Cette vague se situe à en haut de la pyramide du surf de grosses vagues. Elle commence à marcher au dessus de 3m et peut tenir jusqu’à 6m. La toute puissance des houles de l’Océan Antarctique vient se briser sur ce récif à fleur d’eau et comme si ce n’était pas assez dur comme ça, la vague en déferlant produit plusieurs marches verticales. Il faut bien souvent réussir à sauter ces marches, à décoller au dessus pour arriver de derrière dans la section plus ‘stable’ de la vague, qui peut être aussi grosse que Waimea et aussi épaisse que Pipe. Si vous réussissez vous êtes violemment recraché dans le channel cinq secondes après votre démarrage. Si vous vous loupez, vous êtes aplati juste devant le récif ou propulsé parmi les rochers juste devant le spot. Ajoutez à cela les requins, l’eau froide, la mal de mer et vous comprendrez pourquoi c’est l’une des vagues les plus intenses et les plus exigeantes de la planète.

Le jour parfait: Parfait n’est probablement pas le bon terme pour cet endroit, mais pour les têtes brûlées une houle de 10 pieds à 15 secondes, un léger vent offshore de nord donneront des barrels propres de 4m.
Y aller: Avion jusqu’à Hobart et deux heures de voiture jusqu’à Port Arthur.
Planches: Des semi guns épais et bien glacés avec quatre ailerons et des planches de tow in aussi lourdes et rapides que le Millennium Falcon.
Essentiel: Un bateau pour vous éviter la marche de deux heures, une combinaison épaisse et des très grosses.
Logement: Marion Bay offre des chambres et aussi un beach break fun si Shippies ne marche pas.

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