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Opinion

Les 10 meilleurs surfeurs de l’histoire, 2ème partie

On continue notre prestigieux et subjectif Top 10: après les n°10, 9 et 8 de la première partie à lire ICI, voici venir Tom Caroll, Mark Richards et Andy Irons…

7. TOM CAROLL

Ce snap et ce casque font partie de l’histoire du Pipe. Photo: Joli

Style, puissance et radicalité sont les piliers sur lesquels Tom Carroll a bâti sa carrière. Cela lui a permis de remporter deux titres mondiaux, de réaliser des performances d’anthologie sur des gauches tubulaires (à G-Land et Pipe surtout). Auteur d’un des virages les plus remarquables de l’histoire du surf (un late take off suivi d’un snap sous la lèvre dans un Pipe à 4m).
Elevé sur les plages au nord de Sydney, TC est l’un des pionniers du surf professionnel, rejoignant l’IPS World Tour en 1979. Dans une carrière où il passe des single fins, aux twin fins et enfin aux thrusters, le stance de TC, son centre de gravité très bas et son contrôle parfait à pleine vitesse représentent ce qui se fait de mieux en termes de style et de performance. Il gagne le titre mondial en 1982 et 1984, battant des surfeurs comme Shaun Tomson et Tom Curren. Il est aussi le premier vainqueur d’une épreuve en piscine à vagues, la fameuse épreuve Wave Wizard de 1983 en Pennsylvanie. Ses performances dans des vagues conséquentes – particulièrement à Pipeline où la planche de TC au spray reconnaissable et son casque Gath sortant à fond du tube – ont défini une ère nouvelle. Même s’il ne gagne le Quiksilver Pro G Land en 1995 ou en 1997, sa technique du tube frontside lors des deux éditions a manqué de superlatifs ! Il a subi aussi quelques blessures : un aileron dans le rectum, une perforation de l’estomac et une reconstruction d’un genou. Il s’est aussi battu contre la drogue mais au regard de sa carrière, il détient l’un des plus beaux palmarès de l’histoire, dont neuf places dans le top 5. Il a probablement passé plus de temps que n’importe quel autre surfeur dans les tubes en gauche.

6. MARK RICHARDS

‘La mouette blessée’ en plein bottom turn.

La synergie parfaite entre le génie et l’athlète. De 1979 à 1983, Mark Richards est intouchable, il remporte quatre titres mondiaux consécutifs et fait son entrée dans l’histoire du surf comme l’un des surfeurs les plus stylés et les plus complets de l’histoire. Né et élevé dans la ville industrielle de Newcastle à deux heures au nord de Sydney, le père de MR, vendeur de voitures de son état, shape aussi quelques planches pour les surfeurs de passage en route vers le nord. La carrière de surfeur professionnel étant encore un rêve très éloigné, MR décide de devenir shapeur. “Je voulais être un shapeur car le surf professionnel n’existait pas. Il n’y avait que le titre national ou le titre mondial amateur avec un gros trophée à la clé…et c’est tout… pas de chèques !”. MR est l’un des premiers Australiens à s’aventurer à Hawaï et il fait partie de la fine équipe de Busting Down the Door, avec Rabbit Bartholomew, Ian Cairns et Peter Townend. Dans un Waimea proche de la saturation, le jeune Australien de 17 ans remporte le Smirnoff Pro ; une des plus belles performances de l’histoire dans le gros surf. Il gagne la World Cup of surfing juste après. Pendant cette période, MR reste totalement investi dans le shape, passant du temps avec le légendaire Dick Brewer, s’inspirant aussi de Reno Abellira et du shapeur de Lightning Bolt Tom Parrish. En 1979, il crée un design de planche des plus innovants de l’histoire: le twin fin. Et il fallait le voir à l’œuvre ! Des beachbreaks rapides aux houles longues d’Hawaï, on n’arrêtait plus MR. Fluide, rapide, précis et avec un style de ballerine, les quatre années que MR a passées sur le twin fin ont permis de repousser les limites de la performance, du style et de l’innovation. Récemment élu ‘surfeur australien ayant eu le plus d’influence de tous les temps’, MR reste quelqu’un de discret, un penseur tranquille et affûté. Il continue à shaper à Newcastle pour tous ceux qui le souhaitent…un simple coup de téléphone suffit.

5. ANDY IRONS

Les trajectoires uniques d’Andy…soupirs….Photo: ASP

Imparfait et adulé pour ça, Andy Irons a brûlé la mèche par les deux bouts. Trois ans après sa mort, son aura a survécu … il fait maintenant partie d’une sorte de mythologie. “C’était le champion du peuple,” déclare Kamalei Alexander qui a grandi avec Andy sur Kauai. “Il a montré à tout le monde que l’on peut partir de rien et devenir Champion du Monde.” Avec des nerfs mis à rude épreuve sur les line ups hawaïens, personne ne voulait plus ce titre qu’Andy lui-même. Au sommet de son art au début des années 2000, il est virtuellement imbattable. Il remporte toutes les étapes du World Tour, une frénésie qui n’a qu’une seule équivalence, celle de Kelly Slater, son alter ego. Cette rivalité est ce qui se fait de mieux dans le monde du surf de compétition. “Le chevalier blanc contre le chevalier noir”. Se définissant comme l’antithèse du surf establishment quand Kelly revient aux affaires avec seulement six titres mondiaux, Andy n’a aucune intention de lui laisser en gagner un de plus. “Il en a assez, c’est mon tour,” déclare Andy. Il n’y a que lui, encore aujourd’hui, qui a réussi à pousser Kelly dans ses retranchements.“Il m’a obligé à me surpasser,” déclare Kelly après la mort brutale d’Andy en 2010. “Nous ne nous sommes pas toujours bien entendus, parfois même nous nous sommes détestés, mais en même temps nous nous aimions, je crois.” Tellement de choses dans le surf tournent autour de la notion de respect: respect à Pipeline, respect en tant qu’adversaires et watermen. La vie d’Andy s’est peut-être arrêtée brutalement et trop tôt, mais le respect demeure et c’est ce qui le caractérisera pour toujours.

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