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Opinion

La hiérarchie du World Post Bali #1

Amener les meilleurs surfers du monde pour un CT sur Keramas, c’est un peu comme amener un bus de amish pour leur rumspringa dans un bordel à Vegas: il va y avoir beaucoup de fun, des actions incroyables, de hautes performances et de grands souvenirs mais au bout d’un moment ça va forcément partir en tong et le bilan sera mitigé.

Succès pour cette première édition du Oakley Bali Pro, mais il y a toujours des ‘mais’…Photo: ASP

Ça a surchargé le web depuis les 15 derniers jours donc je ne vais pas insister sur combien la vague est incroyablement bonne et destinée au surf de haute performance, comment “Bali, c’est devenu trop de la balle mec”, à quel point le “Komune” de Luke EGAN est grandiose, fantastique, hors de prix, monopolistique, indécent; ni parler de “THE” air de la compète (non non, pas la très 2005 téléportation double grab de Kieren) et juste pointer quelques petites choses avant de commencer ces cinquièmes “Classements Puissance”.

Blessures: beaucoup sont OUT donc beaucoup sont IN, avec des têtes plus ou moins fraîches et de tous niveaux: niveau World Tour (Yadin Nicol) à soldat du WQS (Maïté Cardoso), du nain surdoué (Jack Robinson – Oakley n’a pas de meilleurs surfeurs sur le WQS à qui donner une chance, sérieux ?-) à de dangereuses superstars locales (Oney Anwar, Putra Hermawan) et même un revenant très fantomatique sur le World Tour (Bruce Irons, livide).
Quand sonnera l’heure de Teahupoo, il y a de fortes chances pour que Logie ait repoussé ce qu’il a laissé comme carpaccio infectés sur le reef de Fidji, Owen et Tiago devrait aussi être de retour en forme, quant à Glen HALL il serait préférable qu’il évite de finir sa rééducation vertébrale à grands coups de chutes d’homme sur le corail Tahitien.

Faut bien l’avouer…BI a été transparent sur les droites de Keramas. Photo: ASP

Brazzo OUT, Ozzie IN: Après la domination brésilienne de Bells à Rio, 5 Australiens dans les quarts, source d’un fiasco global sur Fantasy Surfer d’ailleurs. Un nouvel élan pour le surf australien ou est-ce juste la vieille garde lassée de se faire expulsée trop tôt?

Jugement: une fois de plus, sérieux coup à l’image pour le surf de compétition et l’ASP qui, malgré la présence de NBC et des plus grands networks sur la plage, reste incapable de justifier ou au moins de tenter une explication appropriée sur la différence entre un 10, un “perfect 10”, un “wow-c’était-incroyable-ça-vaut-10”, et le désormais tristement habituel “oh-c’est-Parko-donnons-lui-un-10…” PATHÉTIQUE.

L’échelle de jugement s’étalant de 0,1 à 10 points, la partie la plus difficile de l’évaluation des juges de l’élite sur Keramas était moins dans l’attribution des scores moyens à bons (4,5 à 7), que dans le fait qu’il s’agissait de savoir tracer une ligne entre ce qui est EXCELLENT de ce qui est EXCEPTlONNEL. Le cœur de leur travail consistait à faire une différence claire entre un 9.7 et un 9.8, en gardant à l’esprit que l’impossible pouvait arriver à tout moment (non, non, toujours pas le double grab de KP) et qu’ils doivent scorer avec une infime précision pour avoir l’assurance et la lisibilité d’un résultat juste, que le résultat dépende d’un combo de 19 points ou une différence d’un centième.
Les juges ont sûrement du faire de leur mieux, mais persistent à signer des décisions intolérables à pareil niveau, surtout quand elle est à nouveau en faveur du même surfer depuis le début de l’année 2013.

On essaye à chaque épreuve de railler la théorie du ‘grand complot’…mais à force de lui offrir des 10, les juges ne nous facilitent pas la tâche! Photo: ASP

Malgré la technologie des replays, des angles multiples, des ralentis, split screens, etc … le fait qu’ils peuvent encore s’en tirer avec de tels résultats douteux et que finalement le surfer favorisé arrive à remporter l’épreuve me rend malade. Mais bon, c’est du surf, c’est décontracté et cool, ne commençons pas à agir en parfaits pros et être considérés comme un véritable sport, non?

Voici mon point de vue sur Bali. Comme d’habitude, tous vos commentaires, insultes, menaces et/ou messages d’amour sont plus que bienvenus.

VICO

#30 Kieren PERROW – BALI #25 – ASP #34th

… et 4ème dernière place sur 5 épreuves pour KP, qui continue donc sur sa bonne forme .. Le voir surfer sur Keramas s’apparentait à regarder Hugh Heffner dans une violente montée de Viagra: d’abord surprenant par sa fougue et son énergie rafraîchissante, pour redevenir fragile, mou et déprimant vite après. Plus habitué à s’envoyer en l’air verticalement en descendant des marches de 4 mètres sur des slabs mongoles plutôt qu’à de se déplacer au-dessus de la lèvre, son air double grab quinquagénaire lors du Rd1 contre Toledo et Kerr lui a donné un généreux 8,17 – son meilleur score de 2013 – ce qui blesse vraiment mes sentiments quand on se souvient que feu A.I avait remporté le Search du Mexique en 2006 avec un tube de 6 secondes et un double grab bien plus haut qui avait été scoré 8.93pts…il y a sept ans … quand on voit à quel point le surf aérien s’est amélioré et compliqué, je trouve difficile à avaler (Viagra ou non) le fait d’obtenir aujourd’hui presque le même score pour un air déjà retro…No culture no future…
Prochaine étape à Teahupoo, où il devrait faire mieux, de toute façon il ne peut mathématiquement pas faire pire dans les classements alors…

Il était quand même bien son air à Kieren, n’en déplaise à Vico…Photo: ASP

#29 Bede DURBIDGE – BALI #25 – ASP #19

Le Bede de 2013 est comme une bouteille de whisky de bas étage type Old Crow par rapport au Hibiki qu’il était en 2008: à peu près la même couleur, mais finalement, une copie pâle et insipide de l’original, et une vilaine gueule de bois quand on le réalise. Quelques éclairs de son “ancien lui” dans son Rd1 avec un turn seul solide, mais aucun véritable second score, puis vient également court face à Miguel PUPO dans leur Rd2 plutôt chiant. Une 5ème place, puis deux fois 13ème et deux fois dernier, Bede doit sérieusement se ressaisir s’il veut revenir à son antique superbe. Jusqu’ici, surf ennuyeux, séries soporifiques, scores à peine moyens et des performances incohérentes pour celui qui était autrefois considéré comme le surfeur le plus dangereux du Tour. N’a jamais dépassé le deuxième tour sur Teahupoo … n’attendez rien avant PEUT-ÊTRE Trestles pour l’ancien n° 2 mondial …

#28 Alejo MUNIZ – Bali #25 – ASP #31

Pire début de saison de sa carrière (deux 13 et trois 25) pour le Brésilien, qui, avec une moyenne de série plafonnant à 11,04pts ne pouvait honnêtement pas s’attendre à mieux. Un bon carve dans un Rd1 discret, et puis plus rien… Alejo est passé de mauvais résultats malgré un très bon surf sur Snapper et Bells, à mauvais résultats avec un surf passable voire médiocre depuis Rio. C’est peut-être temps pour Alejo de revenir aux Prime et WQS avant de se faire larguer du Tour. Top 3 des sous-performants du Tour.

#27 Brett SIMPSON – BALI #25 – ASP #21

Keramas est l’une des vagues qui convient le plus à la polyvalence et la précision du surf de Brett, mais le Californien se vautre à nouveau avec un infâme 8.95pts de moyenne par série et naturellement une nouvelle dernière place. Etant l’un des surfeurs le plus complet, préparé et intelligent sur ​​le Tour, je ne peux m’empêcher de penser qu’il mérite d’être réveillé à grands coups de baffes quand je le vois perdre à nouveau si tôt, qui plus est contre un mec qui s’appelle “Putra”. Terrible dans son choix de vague dans le RD1, il tombait sur ​​environ toutes ses manoeuvres, essayant trop, visiblement pas en phase avec les conditions. Sa seule phase intéressante sera quand il se réveilla enfin – trop tard – dans son Rd2 contre le local de Keramas, qui était aussi bon dans le barrel qu’il était touchant dans la maladresse Kieren-esque de ses manœuvres. Trop patient, trop nerveux, trop intelligent … BS s’est viandé en beauté à Bali, et s’il ne se réveille pas bientôt, peut très bien se faire rapidement virer de l’élite. Espérons qu’il se lâche complètement à Teahupoo, remporte un 3e US Open et sauve finalement son siège pour 2014.

Comme de la pétanque sur sable, surf enfoncé et sans éclats…une 3ième victoire sur l’US Open pour sauver sa saison? Photo: ASP

#26 Raoni MONTEIRO – BALI #25 – ASP #28

Mauvais choix de vague, avait du mal à s’adapter à l’évolution des conditions de vent durant son premier Tour et essayait lui aussi de trop tout faire en même temps. Nous sommes vraiment loin de la menace ultra puissante qu’il était à Bells. Totalement invisible lors de l’Expression Session solo de Julian dans le Rd2, Raoni devrait essayer lui aussi de revenir sur les prochaines épreuves Pime, reprendre confiance – et de précieux points – avant d’attaquer Teahupoo où il peut charger bien mieux que beaucoup sur le Tour.

#25 Dusty PAYNE – Bali #25 – ASP#31

9,8 moyenne par heat sur Keramas … Non mais c’est une blague ou quoi ?! Dusty devrait être en haut de l’échelle avec ses compatriotes John John et Seabass! N’aurait pas perdu son Rd1 s’il avait mis l’accent sur la construction solide de sa série au lieu de faire la kermesse sur ​​5 vagues d’affilée, donc n’aurait pas perdu contre Josh Kerr sur une vague de 80cm de dernière minute. Keramas était (avec Pipe, encore…) sa meilleure chance de sauver sa place sur le Tour, et il l’a foirée comme il faut. Jamais sorti du Rd2 à Teahupoo, c’est une bonne chose qu’il ait remporté Margaret River, ainsi peut-il encore espérer se qualifier de nouveau à travers les WQS car ses résultats sur le CT sont juste une honte quand on sait à quel point il est talentueux.

Le gâchis continue pour l’Hawaiien…et cela nous énerve notre Vico forcément…Photo: ASP

#24 Miguel PUPO – BALI #13 – ASP #25

Troisième treizième place de la saison et Miguel semble avoir considérablement amélioré son jeu de dos, pose quelques turns solides avec bien plus de puissance, de contrôle et de sang-froid qu’en 2012. Évidemment complètement largué derrière Seabass et Double John dans leur fête privée “19 points et plus” lors du Rd1, Migui était intelligent et solide contre Bede dans le Rd2, seulement pour être stoppé par Taj dans une série où il aura commis plusieurs erreurs de stratégie et de positionnement. La cheville semble être définitivement okay, le kid peut très bien faire dans gauches creuses (9e Pipe), la France (5e) et il a déjà remporté en Trestles (Premier) disons donc que la saison commence à partir de maintenant pour le discret (c’est assez rare pour le signaler) brésilien.

#23 Freddie PATACCHIA – BALI #9 – ASP #24

Pas aussi fort ou technique que CJ, pas aussi intelligent que Ace, pas aussi frais que Nat, pas aussi brut et surprenant que Wilko, le surf backside de Freddie P. semble assez bon pour le Tour, mais un peu désuet. La seule fois où il a dépassé les 13pts était quand il a tubé, ses turns ne lui donnant que des scores très moyens.
Freddie a été chanceux sur ses Tours à Keramas, remportant son Rd1 contre un Travis Logie absent (en vrai, il était pas là quoi) et Parko qui lui a donné la priorité en dernière minute, il a ensuite remporté une série inhabituellement basse contre un Jordy à 10,34pts. Freddie aura perdu en poussant Fanning sur sa vague gagnante, lui mettant la pression positive et réveillant pour l’Australien juste ce qu’il fallait de colère et de volonté pour passer. Conscient de son erreur, il n’a pas pu canaliser sa frustration après le score de Mick et pète un câble, laissant Fanning le clouer sur ​​un deuxième inside pris sous sa priorité alors qu’il était trop occupé à frapper l’eau et hurler à l’aveugle mais vraisemblablement contre les juges. Avec une technique de barrel frontside reconnue et une expérience solide, il faut s’attendre à un come-back à Teahupoo.

#22 Damien HOBGOOD – BALI #13 – ASP #25

Oldies but goodies, formidable de voir Damo rappeler les juges à l’ordre. Avec cette nouvelle génération de Bisounours toute pro et sympa et respectueuse, et depuis que Bobby Martinez est parti, il est bon de voir les surfeurs du WCT ne pas hésiter à appeler un chat un chat, qu’ils aient raison (le cas de Damo) ou pas (Freddie P). Malheureusement, malgré ce rappel à l’ordre dès le Round 3 des juges contre le “surnotage”, ils ont continué à foirer les choses et utiliser l’échelle anti-gravitée pour Parko.
Un surf parfois un peu “safe” mais cohérent dans un Rd1 facile contre Sleepy Slater et Midget Robinson catapulte Damo au dessus de la fosse de la mort du Rd2, vers le Rd3 où il s’est vraiment réveillé affichant son illustre technique du barrel backside dans des conditions magiques. Le résultat contre Parko était juste, mais les scores étaient vraiment trop élevés, les juges se coinçant et plafonnant dans leur propre échelle. Quel dommage aussi d’observer que les opinions de tous les vétérans ne sont pas traitées avec le même respect. Espérons pour Damo un bon résultat à venir (pour une fois) à Teahupoo en Août. Si ce n’est pas le cas, alors 2013 pourrait très bien être sa dernière saison.

Il est rare que Damo sorte de sa réserve et rappelle à l’ordre les juges…il faut toujours écouter les vétérans messieurs de la Tour. Photo: ASP

# 21 Adam MELLING – BALI #25 – ASP #28

… et la dégringolade de continuer. Quatrième 25ème place d’affilée, après une 9e prometteuse sur Snapper, Docteur Doogie est en chute libre dans le classement, collectionnant les branlées au 2ème tour avec une grâce exceptionnelle. Jamais deux sans trois, copie exacte de Rio et Fidji: un seul excellent score + pas de second score “back-up” au Rd1 = Rd2 contre un surfeur du haut du classement, et donc une nouvelle 25e place … Être régulier est génial, si ce n’est dans la médiocrité. N’appartient pas dans le dernier tiers du classement, mais bon, après 4 épreuves identiques et 4 saisons dans le WCT, on récolte ce que l’on sème.

# 20 Kolohe ANDINO – BALI #25 – ASP #21

Hyperactif lors de sa première manche contre les Frequent Flyers Taj et Yadin, Kolohe semblait vouloir trop en faire, trop vite. Aucun véritable lien ni concentration sur une bonne manœuvre, un peu comme un gamin courant et déballant tous ses cadeaux à l’arrache le matin de Noël, le kid a voulu montrer tout son répertoire sans se focaliser sur des bases de rythme, de transitions de qualité, ce qui pourrait avoir fonctionné, si Yadin lui n’avait pas mis l’accent sur ​​la qualité plutôt que la quantité avec un reverse air débile.
Opposé à Wilko dans Rd2, “Brother” est calmé, construit une série intelligente, avec un surf plus mâture, patient et varié. Il s’est même risqué à tenter le full Matt Archbold carve, finissant malheureusement par céder sous sa propre puissante, prenant trop de temps pour se remettre de son propre rebond.
Hélas peu de chance contre la puissance brute de Wilko et ses hacks backside mortels, Kolohe ayant même perdu (oh la honteeeee) la course de rame contre Wilko, échec massif quand on compare le trio ultra-fit, ultra-préparé (Kolohe / Dino / Parsons) contre la nonchalance fêtarde du trio (Wilko / Nick Pollet / Ryan Fletcher). Encore beaucoup d’espace pour grandir pour Kolohe, pas sûr que ça arrivera sur Teahupoo par contre.

Plus aérien que Wilko…mais se faire fumer à la rame par l’Australien et ses kilos en trop, ce n’est pas sérieux Brother! Photo: ASP

# 19 Matt WILKINSON – BALI #13 – ASP #19

Jordy, Kolohe, puis Adriano, Wilko le Flamboyant n’a pas eu le tirage le plus facile, contre des machines de compète. Tout comme sur Fidji, il aura trouvé la combinaison gagnante dès le début de l’événement et l’a conservée, pimentant ça-et-là son backside mécanique de toujours impressionnants blow-tail-to-reverse, arme fatale redoutée par la plupart des surfeurs du WCT. Bon début de série contre Adriano, mais n’a pu trouver les meilleures vagues ni le bon rythme et fini par regarder De Souza attraper toutes les miettes, incapable d’imiter la faim de victoire du Brésilien et son intelligente construction de série dans les conditions difficiles de la marée haute. Intelligent et concentré à Fidji, a déjà obtenu un 10 à Teahupoo: Wilko peut bien faire le mois prochain s’il est dans le bon état d’esprit et bénéficie pour une fois d’un tableau plus facile.

# 18 Kai OTTON – BALI #13 – ASP #17

14,44pts de moyenne par série, son meilleur surf était au Round 2, mais encore rien de vraiment transcendant pour Kai, montrant son habituelle gestion de série intelligente. Normalement très précis et agressif sur son revers, les turns de Kai à Bali étaient plus lents, plus mous, plus faibles, limite neurasthéniques, pivotant dur sur son pied arrière et passant bien trop de temps à camper sur la lèvre pour se remettre de ses turns. Perdre deux fois contre la précision chirurgicale, puissante, dynamique et verticale de Nat Young devrait être un bon signe pour Kai de commencer à ouvrir les yeux et essayer un peu plus fort s’il ne veut pas continuer à jouer à colin maillard au bord de la falaise contre la nouvelle génération de goofies. Peut bien faire à Tahiti si Teahupoo n’est pas affreusement gros.

# 17 Jeremy FLORES – BALI #13 – ASP #14

Pour une fois les choses semblaient aller en son sens lors du premier tour, avec le vent qui tournait offshore juste avant sa série (le contraire de Bells) permettant moins de airs et plus de barrels, son point fort. Jeremy a fait le travail et a choisi les meilleures vagues, chassant tubes après tubes et montrant finalement quelques réactions positives et même des sourires après son heat. Opposé de nouveau à Julian WILSON au Round 3 dans des conditions favorisant plus les manoeuvres sur et au dessus de la vague, Jeremy se massacre le pied dès sa première vague en tentant son upside-down-nose-pick to reverse patenté, le commençant peut-être un peu trop bas sur la vague, et se plantant la dérive dans le talon au passage. En vrai guerrier, il choisi la lutte à la réflexion intelligente et retourne dans l’eau sans aucune véritable idée de la gravité de sa blessure. Bonne chose qu’il n’ait pas -trop- aggravé sa situation cependant, le Réunionnais ayant déjà lutté trop longtemps avec une cheville sournoise. Malgré ce handicap certain, Jeremy y va au mental et réussi à marquer un solide combo de deux turns dont un reentry couillu à 6,87 pts; mais ne pouvait rivaliser contre Julian dans ces conditions qui aurait de toute façon certainement favorisé l’Australien, plus polyvalent, n’eusse-t-il pas été diminué par son pied. Espérons qu’il sera réparé – et libre de toute infection – pour s’amuser à faire de la chute libre dans les cavernes de Teahupoo, où il peut scorer peu importe les conditions.

Un turn comme ça avec le pied ouvert, cela s’appelle du virage de guerrier. Photo: ASP

#16 Adrian BUCHAN – BALI #13 – ASP #18

Maintenir une moyenne de 14,25pts par série depuis 2013 ne vient pas sans un bagage technique et stratégique solide. Ace a affiché son habituel surf précis, vif et intelligent sur souvent les meilleures vagues de ses séries, les surfant avec peu ou pas de défauts. Son combo de deux floaters façon effondrement de plafond à 9,63pts se plaçait entre l’audacieux et le suicidaire vu le reef à fleur d’eau, au point qu’un juge priapique lui accordera la note parfaite de 10 (sérieux ?!) sans que bizarrement personne ne crie au floatergate cette fois-ci donc je suppose que ça doit être correct, ou alors l’ASP s’évertue à tester l’adage “deux poids, deux mesures”…
Battu à deux reprises par un autre goofy expérimenté (CJ) Ace aurait aisément gagné son Rd3 s’il avait sorti son premier barrel, un peu trop gourmand. Quelques erreurs étranges après cet échec et une première treizième place, dans une épreuve où il semblait être l’un des rares goofies à avoir une vraie chance de s’approcher des phases finales. Assis à la mi-saison à une inacceptable 18ème place sur le classement ASP, attendez-vous à partir de Teahupoo à plus de feux d’artifice et d’interviews post-série souriantes chargées d’un accent à couper au lapidaire et remplies de mots super compliqués.

Plus mauvais résultat de la saison pour Ace…mais à Keramas, ce sont les surfeurs frontside qui ont pris le dessus. Photo: ASP

 

La hiérachie de Bali part#2La hiérarchie de Bali part#3

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