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Opinion

Interview exclusive de Mick Fanning

Surf Europe: Comment ça va Mick?
Bien! Je suis sur le point de prendre l’avion pour partir en vacances avec ma femme Karissa.
Tu pars où? Indonésie, Hawaii? Tahiti?
Non, je ne pense pas que ma femme apprécierait ce genre de destinations. En fait on part en Thailande, pas de planches de surf et aussi loin que possible de la houle, des séries et du monde du surf, l’objectif est simple: se reposer et décrocher.


On a pas eu l’impression que le jour où tu as remporté le titre a été très relaxant…te rappelles-tu dans quel état d’esprit tu étais quand tu attendais ta note lors du quart de finale face à Yadin Nicol?
Cela a été une journée fantastique mais pas du tout relaxante. Après la série, j’étais comme tout le monde, j’attendais le verdict. D’habitude quand les notes tardent à venir, c’est que c’est serré et que l’on aura pas la note requise. Mon coeur battait à fond, à tout rompre. Puis Parko et Knox m’ont dit que cela allait le faire selon eux et puis j’ai vu Occy dans le tour des juges qui faisaient des bonds en l’air avec les pouces tournés vers le haut. Voilà ce qui m’a traversé l’esprit pendant ces quelques minutes, rien de très profond, je voulais simplement connaitre le verdict quel qu’il soit.
Et que penses-tu de la controverse qui a suivi…méritais-tu la note?
Dans ma carrière j’ai connu des situations où la balance a penché d’un côté et de l’autre….et il faut toujours se souvenir des points positifs de toute façon. En l’occurrence là, cela a été facile. Il y aura toujours des opinions différentes. J’essaye de ne pas prendre partie et de respecter ce que les juges décident. Si je n’obtiens pas la note, j’essaye de comprendre pourquoi, de m’améliorer. Parko m’a dit que je méritais le score et pour moi cela suffit.

Parko m’a dit que j’avais la note et cela me suffit

Les gens n’ont pas non plus forcément réalisé combien tu avais bouffé ce jour-là dans un Pipe à 10 pieds…
Moi non plus je n’ai pas réalisé, j’étais tellement porté par l’adrénaline. Dans les deux premières séries de la journée, je n’ai rien senti mais lors de la demie finale face à John John j’ai senti que chacun de mes os bougeaient. J’étais lessivé. Et j’ai eu du mal à récupérer pendant plusieurs jours.
Comment as-tu vécu le mois précédent l’épreuve du Pipe? Quelle a été la stratégie pour ne pas trop penser au titre?
Je n’étais pas trop structuré au début…participer à la Triple Crown a été une bonne distraction et le fait que j’ai été éliminé tôt à Sunset m’a permis de me concentrer davantage et plus tôt sur le Pipe. Je n’ai ensuite pas loupé une session sur Pipe et Backdoor. Le fait d’être entouré dans la maison Rip Curl par des mecs comme Kekoa Bacalso et Burger m’a aussi aidé à me détendre, à rire pendant ces six semaines.
Comment as-tu géré le fait d’être passé si proche au Portugal?
J’étais déçu comme tu peux l’imaginer d’être passé si près et aussi d’avoir encore à attendre pour surfer. Je ne savais pas comment j’allais me préparer mais heureusement, j’ai réussi à prendre du temps pour moi et j’ai été bien conseillé par Taylor Knox, qui m’a permis de rester concentré. Mais il m’a fallu quand même une semaine pour m’en remettre et pour me remotiver.
Pour nous, tu es apparu calme et détendu toute la saison, comment on arrive à faire ça quand on a Kelly sur les talons?
Pour être honnête, le titre mondial n’était pas le Graal non plus et l’objectif unique pour moi. J’ai eu une très bonne année personnellement et j’ai eu le sentiment d’avoir muri. Mon objectif principal était de bien surfer quand il le fallait, de ne pas avoir peur de l’échec et de profiter du temps présent. Je m’étais aussi fixé un objectif en particulier chaque jour: prendre le temps de me retrouver et de faire des exercices de respirations pour rester calme.
Un troisième titre mondial pour toi, cela veut dire quoi?
Quand on atteint un objectif dans la vie, on peut être fier. Mais cela va au-delà de ma propre personne, j’ai une équipe fantastique autour de moi et qui a cru en moi jusqu’au bout…et cela n’a pas de prix. Personnellement, je n’ai plus rien à prouver en surf et je me sens serein et prêt à profiter encore plus de la vie (rires)

La délivrance…et à propos de son 3e titre: ‘je n’égalerai jamais Andy!’

Cela fait quoi d’égaler Andy Irons en nombre de titres?
Je n’ai pas égalé Andy et je ne le ferai jamais. Il n’y a pas de décompte possible pour Andy, il a été une sources d’inspiration depuis notre première rencontre et j’avais son lycra de compétition dans ma chambre pour ne pas oublier ce qu’il m’a apporté. Quand je me rappelle sa détermination et sa volonté, cela me redonne de l’énergie, cela me booste! Mais on n’égale pas Andy!

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