On n'y pense pas du premier abord pour un trip surf, et pour cause: la Namibie est un pays méconnu, concié entre la grande Afrique du Sud et l'océan Atlantique. Mais il y a de sacrés spots là-bas, et en plus, ça ne se bouscule pas au pic. Découverte...

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"Lignes droites sans fin poussiéreuses, carrefours à angle droit au milieu de nulle part, aucun panneau de signalisation et juste un “zeste de Bavière"... Nous avait-on expliqué à la hâte.

Aller en Namibie ne ressemble à aucun autre trip. Quand on traverse les provinces vertes du Cap et que l’on passe ensuite la frontière, on a l’impression d’entrer dans un monde totalement différent: il n’y a pas de villes, pas de mamas aux habits colorés sur le bord de la route, pas de sites touristiques. La Namibie est un immense désert, le plus ancien de la planète, que l’on traverse pied au plancher. On sait qu’il faut remonter au nord puis à un moment tourner à l’ouest. Et quand on regarde la carte, sur ces longues lignes droites, on a l’impression de ne pas avancer...

Il y a 2000km de côtes plus ou moins désertiques pour accueillir les houles de l’Atlantique Sud. Il y a aussi de superbes pointbreaks de sable, mais la difficulté est d’abord d’arriver à les localiser. Il vous faudra l’oeil d’un expert pour les deviner sur les cartes et un certain talent dans l’utilisation de Google Earth. Les surfeurs sud-africains connaissent bien la région et se contentent de quelques spots connus. Les surfeurs pro se dirigent tout droit vers Donkey Bay en convoi pour scorer la fameuse gauche de la Skeleton Coast. Et si la houle est assez grosse et assez ouest et que vous scorez cette gauche, alors toute la poussière, toute la route et les dollars namibiens dépensés auront valu le coup !

Les eaux namibiennes ne sont pas aussi hostiles que le désert, mais elles ont quand même de quoi inquiéter: eau froide et marron, courants forts et faune très présente avec l’une des plus grandes colonies de phoques au monde. Vous pourrez faire une halte dans l’une de ces petites villes bizarres comme Walvis Bay ou Luderitz. Par bizarre, nous entendons un mélange étonnant entre Afrique et Allemagne, avec des gens dans les rues en habits traditionnels bavarois. D’ailleurs la bière est excellente. Ici l’apartheid n’a pas disparu...

La Namibie est une aventure authentique, l’une des dernières frontières surf, comme ils disent. Si vous aimez la solitude, les paysages désertiques, faire de la route et prendre des risques pour aller surfer de longs pointbreaks, c’est le pays qu’il vous faut !

Pourquoi? Car il y a la plus longue gauche connue de l’univers

Ce dont vous aurez besoin: Une bonne combi, une énorme houle, des rides en 4x4 pour vous ramener au pic (à Donkey Bay)

Planches: de l’épaisseur sous le buste, round/pintail.

A savoir: Il est très dur d’arriver à partir sur ces vagues et de réussir son take off, selon les pros.

Y aller: Via Johannesburg de Paris pour à peu près 1200 euros en juin.