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Nous allons commencer par la mésaventure anale la plus célèbre d'entre toutes, endurée par le double champion du monde Tom Carroll en 1987. Il s'échauffait à Nijima Beach au Japon, juste avant le début d'une compétition, alors qu'il rate un peu le timing d’un re-entry dans le shorebreak.  Il enfourne son nose dans le sable puis tombe dessus, les jambes écartées, et une dérive vient se loger... Là où il ne faut pas. Essaie une minute de bien te représenter les conséquences de cela... Ce ne fut pas tant un nouveau trou du cul, qu'un élargissement de l'ancien : 13 points de suture ont été nécessaires pour restaurer la taille initiale de l'orifice, dont huit points de suture internes.

Mais ce n'est pas tout. Les docteurs ont prescrit à Tom un mélange antiseptique très puissant, le seul problème étant que les instructions étaient en japonais. Il l'a donc appliqué directement sur la zone en question pour découvrir très rapidement des grosses ampoules sur son sac à boules. Si l'on en croit les rumeurs, on aurait aperçu un Australien d'1m65 en train de courir tout nu autour d'un hôtel japonais puis dans la rue, criant et gesticulant dans l'espoir d'un certain soulagement. Il découvrit plus tard que le liquide en question devait d'abord être dilué à 1/100.

Jordy Smith, blessé, à Teahupoo

Tout le monde se prend des sales boîtes à Teahupoo, mais Jordy Smith a un peu plus d'expérience que les autres dans ce domaine. Lors de l’event de 2011, il se casse quatre côtes et doit par conséquent rater les deux manches suivantes, ce qui lui vaut de mettre fin à sa course pour le titre de cette année-là. Puis, l'année dernière, il fait l'expérience de ce qu'il décrit comme le pire wipeout de toute sa vie :

« Je suis juste heureux d'être en vie. Rien d'autre ne compte plus que ça dorénavant, parce que, pendant un moment, j'ai bien cru que c'était fini. Je n'ai jamais eu aussi peur dans l'océan. »

Mais le sud-africain semble avoir une autre mauvaise habitude qui nous intéresse tout particulièrement. « Le plaisir par la petite porte de derrière : oui, je l'ai fait avec une ou deux nanas, » se plaît-il à révéler à Stab Magazine dans une interview au début de sa carrière. « Une couguar aimait bien le sexe par le 'chemin boueux'... 80 % des fois ! Il faut être généreux et faire ce qu'on te demande, c'est important de rester altruiste ! »

Par chance, ces deux tendances fusionnent en 2009, bien que cette fois Jordy se retrouve du côté du receveur plutôt que du donneur. Le donneur quant à lui se révèle être une giclée d'eau soudaine… Comment il en est arrivé là, je n'en sais rien, mais Jordy n'a pas vraiment aimé la sensation. « Je ne voudrais vraiment pas aller en prison, c'est clair… Si c'est ça l'ambiance, je ne veux pas y aller ! » indique-t-il quelques temps après.

ducks duck dive

Cette fois, l'incident implique un ami cher du rédacteur en chef de Surf Europe et une mésaventure assez coûteuse qui lui est tombée dessus, littéralement, en Californie, il y a quelques années. On a demandé à R--- de nous raconter l'histoire selon ses propres termes:

Mon poooote !

C'était un gros jour à Salt Creek, je ridais « Middles », j'étais en train de revenir au pic et un gars partait sur une gauche, donc j'ai fait mon canard sous la mousse un peu à l'Inside pour l'éviter.

La vague était trop creuse et il n'a pas réussi à faire son drop… Il est tombé comme une masse sur mon cul. J’ai eu troooop mal, puis il s’est barré comme un rat !

Je me suis retourné et j'ai passé mon doigt dans le trou à travers la combi. Je suis retourné sur la plage et le MNS m’a dit d’aller à l’hosto rapide !

Quand je suis arrivé là-bas, j'ai dû m'allonger sur le ventre avec la feuille de papier sur mon boule, alors que quatre étudiantes infirmières apprennaient à recoudre un trou du cul en s'entraînant sur le mien ! Ils ont fait 14 points de suture et chaque point m'a coûté 50 $ !

Je ne pouvais plus marcher pendant deux jours, mais j'ai quand même eu beaucoup de chance parce que c'était juste à 2 cm de ma colonne vertébrale.

« Boule » oh génial ce mot, je pensais que plus personne ne s’en rappelait !

mick fanning poo stance

Même si ce n'est techniquement pas une blessure rectale, le muscle ischio-jambier de Mick Fanning se déchire en 2004 et nécessite l'ouverture d'une zone un peu délicate. Ce n'est pas une déchirure ischio-jambière ordinaire : lors d'un boat trip en Indonésie, Fanning se sectionne le muscle qui se sépare carrément de l'os du pubis, déchirant les ligaments qui l'attachent aux fesses. Il décrit l'opération a Surfer Magazine en ces termes : ils te coupent l'arrière du cul et l'ouvrent. Puis, ils percent ton os du fion et placent une espèce d'agrafe. C'est si solide, m'a dit le docteur, qu'ils pouvaient me soulever de la table juste avec l'agrafe. Puis ils cousent ensuite les ligaments sur l'agrafe. »

La blessure se produit alors que le pied arrière de Mick glisse du tail quand il atterrit sur le plat, son pied avant reste collé au deck ce qui va l'obliger à écarter les jambes de manière inattendue. La manœuvre était bien sûr un floater. « Ça été vraiment dur, je ne pouvais pas chier correctement » a-t-il révélé lors d'une interview lors des premiers jours de sa convalescence. « Quand j'allais au WC, j'étais obligé d'aller à la douche après ! Je ne pouvais pas m'asseoir correctement sur les chiotte, je devais glisser tout doucement. C'était la merde, justement. » Et la blessure n'est pas le seul problème : « Mec, les nanas ! Venez m'aider ! » Il reste hors de l'eau pendant six mois, mais lors de son retour, après la blessure, il remporte le premier événement auquel il participe, le Gold Coast Pro qui annonce le début de la saison 2005.

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Froggy, leader du groupe australien Waxhead, récupère d'une sérieuse gueule de bois quand il se met à l’eau sur la gauche portugaise Pedra Branca, un matin, il y a quelques années. Il se retourne et part sur la première vague de la série, mais, un peu abasourdi par les effets secondaires de la soirée de la veille, il se prend un ascenseur bien sévère. Alors que son postérieur frappe le fond de la mer, le récif déchire sa combinaison, ainsi que son oignon, causant la rupture de son sphincter. « J'ai réussi à ramer jusqu'à la plage, » indique-t-il à Surf Europe, « Et puis je me suis allongé sur la plage complètement mort. » On aurait dit qu'une sorte de langue pendouillait de son cul, et, alors que Froggy tombe dans les pommes à cause de la douleur, son pote qui est rentré au bord pour l'aider, est assis à côté de lui, en train de gerber partout à la vue de ce sphincter éclaté qui le fixe droit dans les yeux. Un petit coup d'ambulance, un passage sur le billard, 10 jours à l'hôpital et trois mois sans surf, ainsi qu'une série d'humiliations avec les infirmières dont le travail est de changer sa couche. Froggy se souvient d'elles comme des « déesses portugaises » et décrit l'expérience de se faire nettoyer le baba comme « excellente » : « Je suis littéralement tombé amoureux. »

Écoutez-le se rappeler de cette malencontreuse aventure ici - en anglais.