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butler… à force de volonté

Tom Butler est un goofyfoot grand, bavard originaire de Newquay qui s’est donné comme objectif de rider les plus grosses vagues en Europe. Et cela avec très peu de soutien financier et quasiment aucun sponsor, ce qui rend son défi encore plus impressionnant. Il était sur place à Nazaré et à Mully et Tom répond présent dès que l’Atlantique prend des proportions gigantesques en prenant quelques bombes et quelques gamelles sérieuses. Il nous parle de l’hiver dernier, de quelques sessions souvenirs et de ce qu’il a l’intention de faire pour se faire vraiment peur. Toutes les photos sont de Lars Jacobsen

Grandes planches, grand sourire

 

Le tow in à Mully
Lors de la dernière grosse houle, alors que nous avions failli lancer la compétition et que nous rentrions au port sous une pluie de grêle, je suis reparti au large avec Eric Rebière et il m’a tracté sur quatre belles vagues. Je n’ai pas tenté de freiner pour attendre le barrel car il y avait beaucoup de clapots et des marches sur la vague, j’étais juste heureux d’atteindre le channel. Puis j’ai tracté Eric sur quatre vagues et ensuite aperçu Kohl Christensen assis au bord des rochers. Je suis allé le chercher. Je l’ai d’abord tracté sur une vague plus petite et il a pris un beau tube. Puis, en repartant au large j’ai vu qu’une série arrivait et nous avons laissé la première à Danilo et Dylan Stott et j’ai dit à Kohl, “la deuxième c’est la notre,” et elle avait une forme quasi parfaite. Je l’ai suivi de l’épaule pendant quatre secondes alors qu’il freinait de plus en plus aussi profond que possible. Je n’ai pas vu les images mais les mecs m’ont dit que le tube faisait  entre 20 et 25 pieds. C’est génial de voir un mec aussi bon sur une vague comme ça. Après sa vague, il était rayonnant, “c’est endroit est magique!”
Alain Riou était là aussi, je l’ai tracté sur deux vagues mais ensuite j’ai dû rentrer. Je crois que ces mecs ont réalisé ce qu’est le surf en Irlande. Ils ont eu la pluie, la grêle, la neige, ils ont attendu la houle mais ont aussi quelques unes des meilleures vagues de leur vie. Cela résume bien un hiver ici.

Pied au plancher

PAMPA Session
Il y a eu deux très bon jour. La première journée a été dingue mais la marée était un peu trop basse et les mecs ont dû faire du tow in. Je me suis mis à l’eau à la rame juste après la marée haute et ma première vague a été méchante, pleine de marches. J’ai percé la face de la vague pour m’échapper et je me suis fait presque aspirer alors que devant moi les rochers étaient quasiment à sec. Puis une vague de 4 mètres m’a pété dessus et m’a trainé jusque dans l’inside. Je me suis retrouvé dans une petite piscine d’eau de mer entre les rochers, à l’abri pendant une minute avant qu’une autre vague m’envoie promené sur les rochers. Mes ailerons ont été arrachés et voilà comment s’est fini ma session. En plus, j’étais congelé. Le lendemain, je suis arrivé un peu tard mais c’était parfait! Nic Von Rupp a pris les meilleures vagues de la journée. Il avait la planche parfaite, une 6’4” car c’était tellement raide que l’on n’avait pas besoin d’une grande planche. Il fallait simplement partir sous la lèvre…

Nazaré, les sponsors et Sebastian
Ces quatre derniers mois Sebastian Steudtner a été mon chef d’orchestre, mon meilleur pote et un modèle. Il m’a beaucoup appris sur les jetskis et la sécurité, sur le travail et la détermination qu’il faut avoir pour surfer ce type de vagues. Sans sponsor, il m’a aussi aidé financièrement, en payant les pleins par exemple. Et je pense qu’il est aussi l’un des meilleurs pilotes de jetski au monde. Ce mec est incroyable. Je crois qu’à Nazaré, nous avons été les seuls à ne pas perdre notre jet. Nous avons un vieux 110hp, alors que G-Mac et Cottie ont des 250hp turbos. A Nazaré, il y a tellement d’air dans la mousse que le jetski a du mal à accrocher et l’on n’arrive pas à prendre de la vitesse quand ces gros pics vous arrivent dessus. C’est flippant. Maintenant Sebastian a un tout nouveau Yamaha et nous allons rester baser à Nazaré pour le reste de l’hiver. J’irais faire un petit saut à l’ISPO pour harceler les sponsors et essayer d’avoir de l’argent pour faire mieux et encore plus gros.

Cela mérite un autocollant sur sa planche!

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