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7 Éco-Surfeurs à suivre sur Instagram

Décalés, provocants ou informatifs, leurs comptes font le buzz... Pour la bonne cause

Mauvaise nouvelle les gars, la planète est dans un sale état.

Tu en as peut-être déjà entendu parler, de ce problème…

Quoi qu’il en soit, voilà, on a fait les gros porcs inconscients, tous autant qu’on est, et maintenant il va falloir réfléchir sérieusement à comment éviter qu’on finisse tous suffoqués par nos propres immondices, où balayés comme d’insignifiantes brindilles que nous sommes, par le réveil furieux de la Terre.

Car à travers nos activités journalières, industrielles, avec la sur-pêche, les actions illégales à droite à gauche, notre mode de vie même, nous faisons vraiment comme si on tenait absolument à faire exploser le globe sur lequel nous vivons, le plus rapidement possible.

Et pour couronner le tout, la plupart de nos “puissants” s’avouent “impuissants”, quand il ne s’agit pas de Trump qui dit carrément que tout cela et faux et que de toute façon ce sont les chinois les fautifs. Pour ajouter le geste à la parole, il a d’ailleurs nommé un certain Myron Ebell à la tête de l’EPA (Environmental Protection Agency). Myron Ebell est bien entendu un climato-sceptique de la pire espèce. Un peu comme nommer le Grand Méchant Loup à la protection des trois petits cochons, quoi. À part que pour le coup, c’est bien plus tragique.

Qu’est-ce qu’on peut faire? Être (ou devenir) un consommateur conscient, ça peut aider. Prendre les bonnes habitudes que tu connais déjà et avec lesquelles on ne te fera pas la morale ici. Et puis suivre Instagram, enfin les bonnes personnes sur Instagram. Car des activistes du milieu se bougent, leur parole compte et la relayer également. Les voici:

Liz Clark @captainlizclark

Liz Clark a pris le large à Santa Barbara en 2006 à bord du Swell, un voilier de 40 pieds. Après avoir exploré le Mexique et l’Amérique Centrale, elle a poussé jusqu’aux Galapagos, puis à travers le Sud Pacifique jusqu’en Polynésie, où le Swell se trouve depuis. 93,000 abonnés suivent désormais son périple écologique en bateau, et ses actions (outre le surf) ici et là autour de l’activisme écologique, l’éducation autour de l’écologie, des activités liées à la sauvegarde des océans etc.

Voici une partie de la bonne parole qu’elle prêche sur son site internet “Je compte bien continuer à explorer le Pacifique, et ce n’est pas que pour les vagues: c’est une quête personnelle, je veux continuer à travailler sur des projets concrets là où l’on a besoin de moi, et il y a énormément à faire. J’organise aussi des conférences sur la pollution marine, sa préservation, j’interviens dans des écoles aussi, car il est important que les enfants soient sensibilisés à ces problème au plus jeune âge. Et si cela peut inspirer d’autres personnes à suivre leur rêve ou soutenir une cause qui leur tient à cœur, mieux affronter nos peurs, et respecter tout ce qui est vivant sur cette terre, alors c’est encore mieux.”

“Être écolo ce n’est pas forcément se lamenter sur l’état du monde ou pleurer sur la médiocrité des hommes en souhaitant leur disparition: l’écologie peut être fun aussi !”

Kohl Christensen  @deepwatersurf

Kohl est l’un des gars les moins narcissiques du milieu du surf, déjà ça en dit beaucoup. Pas de photos de lui, ou alors pour la bonne cause, et donc à l’inverse de ce que poste, par exemple, Rita Ora, mais d’autres également.

Sur son Insta, pratiquement que des photos de surf, et ce depuis plus longtemps qu’il n’est à la mode. Et aussi pas mal des photos de ses légumes bio, provenant de sa ferme auto-suffisante à Oahu. Entre deux sessions à The Bay, Mavs ou Cloudbreak, Kohl pose aussi des panneaux solaires, chez lui évidemment , mais chez les autres aussi. Et le top, c’est que ce n’est pas un évangélique de l’écologie, il ne fait pas la morale et chante encore moins des incantations au changement dans le monde. Il est dans le réel, les 2 pieds dans la boue, car comme il le dit lui-même: “être écologiste ce n’est pas forcément se lamenter sur l’état du monde et/ou pleurer en permanence sur la médiocrité des hommes et souhaiter leur disparition: l’écologie peut aussi être fun et positive!” Un rappel qui fera de mal à personne – et qui pourrait bien attirer Rita Ora vers l’écologie, qui sait!

 

Lauren L Hill @theseakin

Originaire de Floride, Lauren vit désormais à Byron Bay tout près de l’icône du surf activiste Dave Rastovich, Lauren parle ou commente principalement sur les problèmes de sauvegarde des espèces marines, mais aussi d’égalité des sexes dans le surf. Deux causes perdues pour beaucoup. Mais elle a bien raison, car ses informations sont toujours de première bourre et ses photos font souvent réfléchir, pour peu que l’on veuille bien pour quelques secondes, prendre un pas de recul sur le flot d’informations qui circule en permanence autour de nous, et dans nos téléphones… Elle nous a appris par exemple, qu’elle boycottait Fed Ex et préférait UPS car ces derniers ont signé une charte selon laquelle il ne transporteraient plus d’espèces protégées, comme les requins par exemple.  Elle nous a aussi raconté que son célèbre voisin George Greenough recommandait les siestes l’après-midi, que la première candidature d’une femme à l’élection américaine date de 1872, elle s’appelait Victoria Woodhull. Ou encore que les pâquerettes font un très bon anti-inflammatoire, et servent aussi en cas de règles douloureuses.

Matt Smith @honestcaptain

Il est l’un des 3 surfeurs (avec Fergal Smith et Mitch Corbett) qui ont lancé le projet Moy Hill Farm en Irlande, une autre ferme écologique qui fait pas mal parler d’elle dans le milieu, pour peu qu’on s’intéresse à la cause (et ça doit être ton cas si tu lis ceci). Matt Smith navigue à la voile, fait pousser un tas de trucs bio, et se met des gros tubes du côté de County Clare. Son Instagram regorge de belles photos autour de ces sujets, et représente une vraie ode à la côte Celte, très belle il est vrai… Surtout si tu vis sur ladite côte, où loin de sa ferme, il te sera difficile de trouver des mangues ou des avocats (bio) pour ton petit déjeuner…

“Viens partager mon van, et reste pour rendre meilleur le monde de demain”

Cyrus Sutton @cyrus_sutton

Cyrus Sutton est apparu sur le radar surf avec Korduroy TV, et son Insta est vraiment cool car il recouvre vraiment tous les aspects du lifestyle surf, en mode éco bien sûr. Des conseils sur les boards asymétriques aux recettes de soupes curatives, ce mec est un puits de science, ou alors il sait vraiment bien s’entourer. Ou les deux. Et quand on parle de mode de vie surf, qui d’autre que cet adepte du camping car depuis des lustres, qui serait le mieux placer pour l’évoquer. Il en a d’ailleurs fait sa devise: Viens partager mon van, et reste pour rendre meilleur le monde de demain”.

Chris del Moro @chrisdelmorro111

Le prototype de l’Instagramer parfait, avec sa barbe et sa chemise de trappeur. Mais ne t’arrête pas aux apparences, ce mec a vraiment du fond. Et du varié en plus. Il peut te parler sans discontinuer de Jazz, de vin, d’art, d’ornithologie, de sauce épicée, de design et de position du Lotus, avec la même aisance et le même aplomb. Ce qui fait de son compte un endroit très agréable à visiter, d’autant que les photos sont pas mal. Et puis, c’est quand même le mec qui a suivi une baleine en kayak sur toute la côte Est de l’Australie, merde! C’était en 2008, avec l’asso  Surfers 4 Cetaceans (avec d’ailleurs Rasta, dont l’Instagram aurait pu aussi figurer ici s’il n’était pas aussi redondant). Quand Chris ne peint pas des ‘flashes’ sur le thème de l’écologie, il fait lui aussi de l’agriculture bio, mais il fait aussi tourner les vinyl de belle manière, tout en étant un gars cool et sympa. “J’étais un enfant gentil, mais juste un peu gros. Du coup tout le monde était méchant avec moi, pour ces 2 raisons. Mais j’ai décidé quand même de rester gentil”. Voilà qui est une bonne idée, Chris!

“C’est quand même le mec qui a suivi une baleine en kayak sur toute la côte Est de l’Australie, merde! “

Easkey Britton @easkeysurf

Cinq titres de championne en Irlande, nominée aux Billabong XXL Big Wave Awards, Easkey est aussi une tête bien pleine, avec un Master en Sciences Marines. C’est une activiste de la première heure, qui n’a pas hésité à montrer aux femmes iraniennes comment surfer en  hijabs, et qui est de toutes les causes de protections de la nature. Nous avions fait un article pour faire réagir les femmes à ce sujet: disons qu’elle est à l’opposé de cette thèse – et on s’en félicite! Son Instagram illustre ses voyages, ses causes, ses actions, et aussi quelques citations bien pensées (et jamais bien-pensantes) qui font notre bonheur à chaque fois. L’une de nos préférées trouvée sur son compte est néanmoins d’elle, à tout seigneur tout honneur: “l’idée que notre société et notre culture serait déconnectées de la Nature est un non-sens total. C’est même là que réside notre identité culturelle, autour des comportements que l’on peut avoir avec nos écosystèmes à travers notre société de consommation”.

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